vendredi 19 octobre 2007

Le Mystère de Cloomber


Comme hier je me suis éclaté comme un con le crane sur un coin de ma bibliothèque, pissant rouge sang, j’ai oublié Le Mystère de Cloomber, juste fini. Quant il s’agit de Conan Doyle, les aventures de Sherlock Holmes font de l’ombre à tout le reste. Et pourtant, ce qui existe à côté n'a rien de bâclé ou inepte. Réédité cette année par les éditions des Ombres, Le Mystère de Cloomber date de 1889, soit deux ans après Une étude en rouge où Holmes fait son apparition. Classique dans son intrigue fantastique - un ancien général des Indes vit retranché avec sa famille dans un coin perdu d’Ecosse, craignant une mystérieuse menace – ce mystère est cependant levé sur un rythme particulier et assez lent. Doyle s’y plait à camper une atmosphère brumeuse et à faire monter la sauce jusqu’au dénouement. Là où un Jean Ray, plus tard, aurait résumé ça en 80 pages, Doyle prend le temps et ça lui réussit. Pourtant, en 1928 au moment de publier sa propre intégrale, il laissa de côté Le Mystère de Cloomber parce qu’il s’en était inspiré pour Le Signe des quatre !

Signalons que, dans la même collection des « classiques de l’aventure et du mystère », il y a du Stevenson, du Jules Verne, du Poe, entre autres narrateurs attirés par le noir.

7 commentaires:

Li-An a dit…

J'ai l'impression de gros clins d'oeil en ma direction, j'ignore pourquoi... Enfin, tu sauras qu'il ne faut jamais se battre contre une bibliothèque qui pèse quatre fois ton poids (c'est la déception de voir l'équipe de France se faire Laportisée (nouvelle expression) qui t'a mis dans cet état ?).

Oslav Boum a dit…

Quel grand paranoïaque ! Bien sûr, notre ancien sujet de querelles m'est revenu à l'esprit :)
Justement, ce Mystère de Cloomber illustre bien la différence entre Doyle et Ray : le premier est un grand metteur en scène, un grand écrivain qui ne laisse rien au hasard alors que Ray (que j'adore) aimait plus le mouvement. Tu l'as lu ce bouquin d'ailleurs toi qui est fan ?
Quant à l'équipe de France, l'évoquer revient à mettre le doigt sur une plaie beaucoup plus vive que la vraie que j'ai au front. Quel putain de gâchis... La seule consolation à cette fin en eau de boudin c'est que je n'aurais pas supporté l'élan nationaliste suite à une victoire en finale. J'adore le rugby mais comme un jeu, pas un instrument de propagande.
Bon titre de Libé ce matin : "le côté obscur de Laporte" !

geert a dit…

ça va mieux ?

Li-An a dit…

Non, pas lu ce bouquin dont j'ignorais l'existence. C'est aussi le problème de ne plus passer à la FNAC et de passer en coup de vent dans les librairies...

Oslav Boum a dit…

Hello Geert. Oui, ça va mieux mais c'était spectaculaire, ça pisse le sang fort un crane ! Et quand tu touches ta tête et que ta main est toute rouge, ça fait bizarre.
Quant au Mystère, je ne l'aurais jamais lu sans flâner en librairie, ça c'est sûr - je n'avais pas connaissance de ce roman, avant.

geert a dit…

tant mieux !

Oslav Boum a dit…

Plus de peur que de mal, comme on dit ;)