mercredi 17 septembre 2008

Pink Floyd, Rick Wright et Li-An

Quand j'étais plus jeune et obtus, ça m'aurait arraché la gueule de dire du bien de Pink Floyd. J'ai grandi en adulant l'attitude généreuse et remuante de The Clash, alors un groupe qui finit par enregistrer ses albums sans se voir, ça ne m'attirait pas beaucoup.
Depuis, j'ai un peu changé d'avis, notamment depuis que je suis directeur d'un ouvrage collectif sur le rock où une trentaine d'auteurs bourrés de talent vont retranscrire leur indéfectible passion pour le rock ( sortie prévue chez Flammarion à la rentrée 2009). Li-an a en effet choisi Pink Floyd (et il en montre ici une page avant que le service juridique de l'éditeur ne s'en rende compte) et ça m'a poussé à explorer leur discographie.
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Et puis j'allais oublier, j'ai rencontré le très sympathique Nick Mason, batteur et passionné de courses d'automobile, à l'occasion de la sortie de son livre de mémoire.






Quelques propos extraits de cette interview...

Il y a pas mal d'humour dans votre livre, ça reflète la vie du groupe ?

Bien sûr, il y a eu des difficultés, des bagarres. Mais quand j’évoque les ruptures ou les disputes, c’était l’histoire d’une semaine ou deux. En dehors de cela, tout se passait plutôt bien. Même quand Roger ou Rick sont partis, la crise n’a duré que 4 semaines. C’est pas comme si on avait vécu que des moments désagréables. Quand on tournait, on s’amusait beaucoup. Et on passait nos vacances ensemble. On le fait toujours.

En lisant vos mémoires, on a l'impression que avez rapidement perdu votre innocence...
Nous savions tellement peu de choses sur le business quand nous avons commencé... Nous n’avions aucun concept, par rapport à ce que nous voulions faire, aucune idée d’où cela pourrait sérieusement nous emmener. Quand j’ai commencé à m’intéresser à la musique, on pensait tous que le rock’n’roll n’allait pas durer plus de deux ans. C’est quelque chose qui concernait seulement les teenagers…J’avais une sorte de plan, si la musique ne marchait pas, je reprenais mes études.

Comment expliquez-vous avec le recul l'importance accordée au visuel par le groupe ?
Il y a toujours eu une fascination de la part du groupe pour tout ce qui était graphique. Ce que tu vois sur scène est tellement important. Dès le début, on a commencé à s’intéresser à ces éléments visuels et cela fonctionnait, cela créait une atmosphère supplémentaire. Au fur et à mesure qu’on avait du succès, c’était normal de continuer. Et à partir du moment où tu as plus de budget, les gens viennent avec des idées fantastiques, des trucs qui n’avaient jamais été faits…

Vos meilleurs souvenirs ?
Ma période préférée, c'est celle de Dark Side Of The Moon, on se sentait au top de la technologie, rien ne nous échappait, on maîtrisait tout ce qui était disponible.


Ci-dessous un extrait de leur fameux Live At The Pompei (live sans spectacteur ) où la vedette n'est pas Richard Wright le clavier mort mais un chien...





Pour celles et ceux qui auraient du mal à supporter (notamment l'ado dont je parlais au début) un peu de rock'n'roll pour se laver les oreilles : Les New York DOOOOOLLLs !

4 commentaires:

Li-An a dit…

Je suis désolé mais le chien est mieux coiffé.

Glorb a dit…

Le batteur des New York Dolls, c'est le guitariste de Spinal Tap, j'ai reconnu le chewing gum.

Oslav Boum a dit…

Hello Li-An. A ton avis pourquoi ils préféraient faire diversion avec un cochon géant ?
Hello Glorb. C'est d'ailleurs le même chewing gum.

Appollo a dit…

Je sens comme une sorte d'appel du pied en cette fin de post...
On y travaille, on y travaille !