Une vidéo de 2008 prise lors d'un concert des Queens Of The Stone Age, un truc quasi terrifiant où le leader du groupe Josh Homme pointe du doigt un gamin dans le public parce qu'il lui aurait lancé des saloperies. Devant un public enthousiaste, la sécu s'occupe de lui amener en pâture le coupable.
mardi 21 septembre 2010
vendredi 17 septembre 2010
Jimi's back

L'expo attendue par tous les fans d'Hendrix est ouverte depuis mercredi. La boutique Renoma accueille ainsi des photos d'une dizaine de photographes : Jean-Noël Coghe (auteur de la fameuse qui inspira Moebius), Alain Dister (qui amena Jimi aux puces de Clignancourt), Claude Gassian, Bob Lampard, Jean-Pierre Leloir, Gered Mankowitz (un livre chez Fetjaine éditions sort, réunissant deux de ses sessions), Dominique Petrolacci, Jean-Louis Rancurel, Christian Rose et Dominique Tarlé.


Bien plus de photos sur le blog de Maurice Renoma.
Et sinon un peu d'autopromo :
Il y a quelques semaines encore je parlais un drôle de langage. A force d'écouter, réécouter, disséquer, je me suis mis à parler en riffs de Jimi Hendrix ("est-ce que tu woiing woing woning ?"). Juste après, j'ai été interné une semaine le temps que je reprenne mes esprits. J'avais une excuse : je planchais sur ce livre qui sort cette semaine.
Oui, une bio de plus. Non, pas de scoop. Ce livre n'est pas destiné en priorité aux maniaques du natif de Seattle, d'ailleurs. Face à ce sujet, ce héros des plus inspirants, j'ai essayé de retracer son histoire avec le plus de fidélité et de recul, essayer de voir derrière le folklore tout en respectant la légende. J'ai pris beaucoup de plaisir et perdu une partie de mes tympans.
Oui, une bio de plus. Non, pas de scoop. Ce livre n'est pas destiné en priorité aux maniaques du natif de Seattle, d'ailleurs. Face à ce sujet, ce héros des plus inspirants, j'ai essayé de retracer son histoire avec le plus de fidélité et de recul, essayer de voir derrière le folklore tout en respectant la légende. J'ai pris beaucoup de plaisir et perdu une partie de mes tympans.
Jimi Hendrix - Electric Life -City Editions - 290 pages - 18 euros
Pour ne pas en rester là : le passage de l'Experience chez Lulu avec "Voodoo Chile" et "Hey Joe" qui part direct en cacahuète avant de... surprise. (Faut passer bien sûr le barbu du début)
dimanche 18 juillet 2010
Cokalane : Herbie Hancock
L’autre nuit, en réécoutant l’étonnant album de Philip Selway, le batteur de Radiohead, qui fait un convaincant coming-out de songwriter…
(ici, on le voit avec Neil Finn, parce qu'ils ont travaillé ensemble sur un projet collec-carita-tif)
... je suis tombé sur cet article un peu triste consacré à Herbie Hancock. Cela m'a rappelé la fois où je l'ai interviewé pour un de ces derniers albums intéressants, Future 2 Future. Rencontre archi-décevante face à un musicien vivant sur son nom et se foutant en partie de l'album qu'il publiait - de fait, il était intervenu à la dernière minute sur Future 2 Future, conçu en grande partie par Bill Laswell, grand ordonnateur d'un chantier impliquant Carl Craig, A Guy Called Gerald...
... je suis tombé sur cet article un peu triste consacré à Herbie Hancock. Cela m'a rappelé la fois où je l'ai interviewé pour un de ces derniers albums intéressants, Future 2 Future. Rencontre archi-décevante face à un musicien vivant sur son nom et se foutant en partie de l'album qu'il publiait - de fait, il était intervenu à la dernière minute sur Future 2 Future, conçu en grande partie par Bill Laswell, grand ordonnateur d'un chantier impliquant Carl Craig, A Guy Called Gerald...
Entendons nous bien, mr Hancock mérite cent fois le respect.
C'est un des musiciens, qui comme Coltrane, Wayne Shorter, Bill Evans et bien d'autres a accompagné Miles Davis.
C'est un des musiciens, qui comme Coltrane, Wayne Shorter, Bill Evans et bien d'autres a accompagné Miles Davis.
(ici en 1963, regardez le batteur Tony Williams, il a 17 ans)
Un de ceux qui a ouvert des brèches, ramené le groove dans le jazz, pavé la voie à la techno.
(ici, "Chameleon" avec les Headhunters)
Un extrait de Sextant, album sidérant de 1973, Carl Craig avant l'heure...
Mais, quand je l'ai rencontré en 2001, Herbie Hancock n'avait déjà plus rien à dire, ni sur sa musique, ni dans sa musique. Ce jour-là, il dédicaçait à la chaîne des piles de cds (pour la maison de disques allemande, me précisait-il) pendant que j'essayais de lui extirper quelques bribes. Non, il n'avait pas toujours rencontré Carl Craig qui figurait pourtant sur son album ("pas le temps''), n'avait pas écouté non plus le coffret In A Silent Way qui venait de sortir, confessait ne plus avoir le temps d'écouter de musique - apparemment, il manquait aussi de temps pour la sienne.
Puis est arrivé un jeune collègue enthousiaste qui portait ses seules questions sous le bras : quelques vinyles qu'il voulait faire dédicacer. Inutile de dire que la fin de cette interview a atteint des sommets d'indigence...
Bref, comme il le précise dans l'article de Libération, Herbie se consacre maintenant au format chanson. Son album s'appelle The Imagine Project avec donc une reprise d'"Imagine" interprétée avec la complicité délicieuse de Pink et de Seal.
Vous pouvez en écouter quatre extraits ici...
Si une chape de tristesse ne vous tombe pas sur les épaules, si vous n'avez pas envie de vous saisir d'une tronçonneuse ou d'écouter "Sheena Is A Punk Rocker" après quelques secondes de cette horreur, éteignez votre ordinateur et attendez de reprendre vos esprits. Et ne revenez plus jamais ici...
Sur la même chanson, il y a certes-aussi-pourquoi pas Jeff Beck, Konono et India Arie, Oumou Sangare. Mais rien que l'idée d'entendre les timbres de Pink et de Seal se mêler pourrait justifier de remonter dans le temps pour empêcher cet enregistrement. Le pauvre Lennon n'imaginait sans doute pas combien son hymne à la paix servirait d'alibi à toutes ces atrocités dignes des Enfoirés.
Forcément, quelques secondes de cette purulence pacifique doivent être écoutables... mais voir Herbie Hancock laisser sa propre musique en perdition ne cesse de me navrer...
Pendant ce temps, le nouveau clip de Flying Lotus émerveille - c'est avec lui qu'Herbie devrait collaborer s'il en avait encore à foutre de la musique....
Puis est arrivé un jeune collègue enthousiaste qui portait ses seules questions sous le bras : quelques vinyles qu'il voulait faire dédicacer. Inutile de dire que la fin de cette interview a atteint des sommets d'indigence...
Bref, comme il le précise dans l'article de Libération, Herbie se consacre maintenant au format chanson. Son album s'appelle The Imagine Project avec donc une reprise d'"Imagine" interprétée avec la complicité délicieuse de Pink et de Seal.
Vous pouvez en écouter quatre extraits ici...
Si une chape de tristesse ne vous tombe pas sur les épaules, si vous n'avez pas envie de vous saisir d'une tronçonneuse ou d'écouter "Sheena Is A Punk Rocker" après quelques secondes de cette horreur, éteignez votre ordinateur et attendez de reprendre vos esprits. Et ne revenez plus jamais ici...
Sur la même chanson, il y a certes-aussi-pourquoi pas Jeff Beck, Konono et India Arie, Oumou Sangare. Mais rien que l'idée d'entendre les timbres de Pink et de Seal se mêler pourrait justifier de remonter dans le temps pour empêcher cet enregistrement. Le pauvre Lennon n'imaginait sans doute pas combien son hymne à la paix servirait d'alibi à toutes ces atrocités dignes des Enfoirés.
Forcément, quelques secondes de cette purulence pacifique doivent être écoutables... mais voir Herbie Hancock laisser sa propre musique en perdition ne cesse de me navrer...
Pendant ce temps, le nouveau clip de Flying Lotus émerveille - c'est avec lui qu'Herbie devrait collaborer s'il en avait encore à foutre de la musique....
Flying Lotus que l'on retrouve sur la BO de Rubber, le prochain Quentin Dupieux qui a l'air bien barré comme l'étaient le Non Film et Steak. L'histoire d'un pneu qui prend vie ! Pour contraster avec le rythme lent du film, Dupieux a composé une musique surspeedée avec Gaspard de Justice et demandé à Fly-Lo un remix. Les morceaux s'écoutent plus bas.
Libellés :
Flying Lotus,
Herbie Hancock,
Quentin Dupieux
vendredi 18 juin 2010
La machine à dessiner : Impossible

Hé, c'est aujourd'hui même la rencontre-performance-dédicaces avec Charles Berberian, Philippe Dupuy et Joseph Ghosn pour leur immanquable graphzine, Impossible. Cela se passe à la galerie Ofr, dans le 3e à Paris et il devrait y avoir une démonstration de l'impossible machine à dessiner. Mais si elle déconne, eux seront là ainsi que quantités de dessins originaux exposés dans cette chouette galerie.

Entamée en janvier, Imposssible est une aventure passionnante, réunissant de manière très libre des dessins des trois. Dix numéros sont parus et distribués dans quelques librairies - tels que Philippe le libraire. Mais vous pouvez commander cette revue à l'imaginaire aussi grand que son format sur le site d'Arts Factory. Ici ! Et hélas, pour les retardataires, trois numéros sont déjà épuisés (tirage à 500 exemplaires). Ma collection complète dort dans un coffre et je la montrerai à mes petits-enfants ébahis. Comme aurait pu le chanter James Murphy dans "Losing My Edge" : "i was there at the first Impossible exhibition" !
Et pour finir un morceau qui pourrait leur plaire, "Your Direction" de Chief, tendre folk-rock à la californienne.
mercredi 12 mai 2010
Bulles Zik

Oyez oyez, gentes dames et motherfuckers, fans de bande dessinée qui parle et sent fort le rock, amateurs de bulles électriques et de phylactères hystériques !
Le week-end de la semaine prochaine a lieu la 4e édition du festival Bulles Zik qui, comme son nom l'indique avec la force et la fausse simplicité du Diddley Beat, mêle dans la même sympathique orgie musique et bande dessinée.
Cela se passe donc le week-end du 22 et 23 mai au Théâtre du Garde-Chasse, 181 rue de Paris aux Lilas, métro Mairie des Lilas.
Quantité d'auteurs seront présents dont Charles "Tiny Dancer" Berberian (responsable de l'affiche reproduite ci-dessus), Thiriet et son Histoire de la musique en 80 tomes, mais aussi Mezzo, Gwen de Bonneval, Mo/CDM, Nancy Pena, Aude Picault, Jeff Pourquié, Relom, Jean Solé (le papa d'un des auteurs précités), Relom, Riff Reb's, Etienne Lecroart (qui chantera aussi avec son groupe, les Jacqueline Maillan) et Laetitia Coryn (qui tient ici son blog). Dédicaces donc de 14h à 19h le samedi, de 11h à 18h le dimanche.
Bien sûr, le programme ne s'arrête pas là, des concerts sont organisés.
Se produiront ainsi le Docteur Krollspell, groupe où l'on trouve Mo/CDM à la batterie et Carali à la basse, Sex & Dollars, fondé par Relom qui envoie méchamment ou Janski Beeeats du dessinateur Jansé qui, seul avec ses machines, produit de l'ivresse synthétique, de l'electro à écouter fort. J'allais oublier la tête d'affiche, Mellino (ex-Négresses) qui clôture le festival dimanche à 19h.
Braderie, spectacle de rue, projections, table ronde, ateliers complètent une programmation fort alléchante. D'autant plus que le festival est OUVERT A TOUT LE MONDE, FREE AS A BIRD, GRATOS.
Allez donc voir ici pour en savoir plus : www.bulleszik.com
J'allais presqu'oublier, comme l'explique dans le programme le président du festival Christian Marmonnier le "florilège de bandes dessinées qui entretiennent des rapports étroits avec la musique" justifie la remise du premier prix Bulles Zik. Douze livres sont nominés, dont Francis Blatte de Mathieu Sapin, Piscine Molitor d'Hervé Bourhis et Christian Cailleaux, La Guitare de Bo Diddley de Chauzy et Marc Villard... et ROCK STRIPS !
Le week-end de la semaine prochaine a lieu la 4e édition du festival Bulles Zik qui, comme son nom l'indique avec la force et la fausse simplicité du Diddley Beat, mêle dans la même sympathique orgie musique et bande dessinée.
Cela se passe donc le week-end du 22 et 23 mai au Théâtre du Garde-Chasse, 181 rue de Paris aux Lilas, métro Mairie des Lilas.
Quantité d'auteurs seront présents dont Charles "Tiny Dancer" Berberian (responsable de l'affiche reproduite ci-dessus), Thiriet et son Histoire de la musique en 80 tomes, mais aussi Mezzo, Gwen de Bonneval, Mo/CDM, Nancy Pena, Aude Picault, Jeff Pourquié, Relom, Jean Solé (le papa d'un des auteurs précités), Relom, Riff Reb's, Etienne Lecroart (qui chantera aussi avec son groupe, les Jacqueline Maillan) et Laetitia Coryn (qui tient ici son blog). Dédicaces donc de 14h à 19h le samedi, de 11h à 18h le dimanche.
Bien sûr, le programme ne s'arrête pas là, des concerts sont organisés.
Se produiront ainsi le Docteur Krollspell, groupe où l'on trouve Mo/CDM à la batterie et Carali à la basse, Sex & Dollars, fondé par Relom qui envoie méchamment ou Janski Beeeats du dessinateur Jansé qui, seul avec ses machines, produit de l'ivresse synthétique, de l'electro à écouter fort. J'allais oublier la tête d'affiche, Mellino (ex-Négresses) qui clôture le festival dimanche à 19h.
Braderie, spectacle de rue, projections, table ronde, ateliers complètent une programmation fort alléchante. D'autant plus que le festival est OUVERT A TOUT LE MONDE, FREE AS A BIRD, GRATOS.
Allez donc voir ici pour en savoir plus : www.bulleszik.com
J'allais presqu'oublier, comme l'explique dans le programme le président du festival Christian Marmonnier le "florilège de bandes dessinées qui entretiennent des rapports étroits avec la musique" justifie la remise du premier prix Bulles Zik. Douze livres sont nominés, dont Francis Blatte de Mathieu Sapin, Piscine Molitor d'Hervé Bourhis et Christian Cailleaux, La Guitare de Bo Diddley de Chauzy et Marc Villard... et ROCK STRIPS !
mardi 11 mai 2010
Top 7 du moment
Quelques lignes sur quelques groupes que j'ai beaucoup écoutés ces dernières semaines.
1 The Black Keys
La meilleure chose qui soit arrivée au rock américain depuis dix ans ? Maybe. Le duo d'Akron malaxe blues, soul, groove avec insolence, jubilation. Le disque de l'été ?
2 Flying Lotus
3 Javelin
Les rejetons des bidouilleurs à la Money Mark ou Sukia et leurs collages de série B sur Mo'Wax. De l'easy listening moderne, bulles pop que perso, j'ai du mal à vouloir crever. On adore tous* les songwriters dépressifs mais parfois, faut s'autoriser quelques minutes de bonheur. Au-dessus deux vidéos papier peint.
* non ?
4 Yussuf Jerusalem
Pour aller vite, c'est le cousin frenchy de Jay Reatard, un jeune chanteur passé du garage ultra-speedé à du rock toujours saturé mais plus posé. Un album d'une demi-heure sans gras à réécouter toute l'année.
5 Villagers
Les jeunots qui se prétendent songwriters folk et veulent juste bêler comme James Blunt pullulent tellement que lorsqu'on tombe sur ce jeune Irlandais c'est la révélation. Chansons écrites à la plume de cygne, mélodie, conviction, pas trop de patho et des textes intelligents. Entre un Paddy McAloon roots et un Randy Newman très jeune.
6 Caribou
A l'origine, ce Canadien produisait de l'electronica. Puis il a embrassé le rock psychédélique et maintenant la dance avec passion et rigueur. D'où ce Caribou tapis volant et euphorisant.
7
Archie Bronson Outfit
Le trio anglais, après des albums de blues psychédélique au son boueux s'est allié à avec Tim Goldsworthy de DFA pour mettre des beats groovy dans sa mixture déjà stupéfiante. Attention aux oreilles et aux yeux.
1 The Black Keys
La meilleure chose qui soit arrivée au rock américain depuis dix ans ? Maybe. Le duo d'Akron malaxe blues, soul, groove avec insolence, jubilation. Le disque de l'été ?
2 Flying Lotus
Il faut bien le dire, c'est excitant d'être démuni face à une musique. Flying Lotus, producteur de hip hop détourné de son chemin, invente une musique qui emprunte au jazz, à l'électronica et à Thom Yorke - le Radiohead chante sur ce morceau. Le futur de la musique qui se téléporte généreusement dans notre présent. Des morceaux à télécharger sur cette page...
3 Javelin
Les rejetons des bidouilleurs à la Money Mark ou Sukia et leurs collages de série B sur Mo'Wax. De l'easy listening moderne, bulles pop que perso, j'ai du mal à vouloir crever. On adore tous* les songwriters dépressifs mais parfois, faut s'autoriser quelques minutes de bonheur. Au-dessus deux vidéos papier peint.
* non ?
4 Yussuf Jerusalem
Pour aller vite, c'est le cousin frenchy de Jay Reatard, un jeune chanteur passé du garage ultra-speedé à du rock toujours saturé mais plus posé. Un album d'une demi-heure sans gras à réécouter toute l'année.
5 Villagers
Les jeunots qui se prétendent songwriters folk et veulent juste bêler comme James Blunt pullulent tellement que lorsqu'on tombe sur ce jeune Irlandais c'est la révélation. Chansons écrites à la plume de cygne, mélodie, conviction, pas trop de patho et des textes intelligents. Entre un Paddy McAloon roots et un Randy Newman très jeune.
6 Caribou
A l'origine, ce Canadien produisait de l'electronica. Puis il a embrassé le rock psychédélique et maintenant la dance avec passion et rigueur. D'où ce Caribou tapis volant et euphorisant.
7
Archie Bronson Outfit
Le trio anglais, après des albums de blues psychédélique au son boueux s'est allié à avec Tim Goldsworthy de DFA pour mettre des beats groovy dans sa mixture déjà stupéfiante. Attention aux oreilles et aux yeux.
vendredi 30 avril 2010
Le panier du jour (1)
Bon, ça fait longtemps que j'ai rien écrit ici et comme il y a une bonne âme qui me sort de ma léthargie, je m'exécute paresseusement. Pour plein de bonnes raisons, j'ai pas lu beaucoup de nouveautés récemment. Quant derniers livres que j'ai achetés, je ne les ai pas encore ouverts. Je vais donc m'attaquer à ceux que j'ai reçus....
Je reste marqué par ce qui est arrivé à Franquin avec son histoire Le Gorille a mauvaise mine. Publiée en 1959 dans Spirou, cette aventure de Spirou et Fantasio fut rebaptisée Le Gorille a bonne mine, sous l'insistance de son éditeur qui trouvait le titre trop négatif, pas assez vendeur. Dans le même ordre d'idée, on peut imaginer qu'avoir "happy" sur sa couverture doit au niveau marketing être assez performant. C'est en tout cas ce que l'on peut déduire du tour de passe-passe réalisé par Zep pour son faux nouvel album.
Rappel des faits : l'année dernière cet auteur sort Happy Sex, livre assez inoffensif autour du sexe et bien consensuel. Personnellement, ce que j'ai lu dans les pages du journal Libération m'a suffi... mais là n'est pas l'essentiel. Logiquement, Happy Sex cartonne d'où la sortie cette année, dans quelques jours, d'Happy Girls. La suite, pourrait-on penser.
Je reste marqué par ce qui est arrivé à Franquin avec son histoire Le Gorille a mauvaise mine. Publiée en 1959 dans Spirou, cette aventure de Spirou et Fantasio fut rebaptisée Le Gorille a bonne mine, sous l'insistance de son éditeur qui trouvait le titre trop négatif, pas assez vendeur. Dans le même ordre d'idée, on peut imaginer qu'avoir "happy" sur sa couverture doit au niveau marketing être assez performant. C'est en tout cas ce que l'on peut déduire du tour de passe-passe réalisé par Zep pour son faux nouvel album.
Rappel des faits : l'année dernière cet auteur sort Happy Sex, livre assez inoffensif autour du sexe et bien consensuel. Personnellement, ce que j'ai lu dans les pages du journal Libération m'a suffi... mais là n'est pas l'essentiel. Logiquement, Happy Sex cartonne d'où la sortie cette année, dans quelques jours, d'Happy Girls. La suite, pourrait-on penser.
Non point. En fait, comme il est précisé dans les pages intérieures, c'est la réédition des Filles Electriques, livre publié il y a treize ans aux éditions Dupuis et que l'on peut trouver un peu niais. D'autres le trouvent désopilant, super, ça ne me pose pas de problème.
En revanche, je trouve dommage que Zep ou son éditeur trouvent judicieux ce relifting cynique et déclinent le filon "happy". L'année prochaine suivra Happy Rock, réédition de L'Enfer des concerts, publié en 1999. J'ai une pensée pour ceux qui achèteront ces livres de manière impulsive ("waoh, le nouveau Zep") et se rendront compte un peu tard qu'ils ont été bernés. Bien sûr, les vrais libraires avertiront les clients tentés, il y a bien pire criminel que de faire les poches de son lectorat et les éditions précédentes des Filles électriques et L'Enfer des concerts doivent être bientôt épuisées - on en trouve quand même des exemplaires sur les sites de vente par correspondance... Mais, quand même, je trouve à cette opération un goût légèrement écœurant.
Beaucoup plus sympathique est la sortie des Zumbies, groupe de zombies qui jouent du rock'n'roll et bouffent de la chair humaine dès qu'ils en ont l'occasion. C'est un peu moins drôle que Les Zombies qui ont mangé le monde de Frissen et Davis mais bourré de références aux Cramps, bon esprit.
Ce qui est drôle c'est que les auteurs laissent un peu plâner le mystère sur leurs identités. Pour ceux qui lisent Fluide Glacial,le secret est éventé depuis longtemps mais pour les autres... Je ne résiste pas au plaisir de scanner cette photo extraite du dossier de presse, pour cerner la démarche.
Oh, et ici une couverture avec les vrais noms des auteurs quelque part....
Bon, finissons par le livre que j'ai préférés des trois, Le Couteau-Chien de Joël Cimarron chez Bayou/Gallimard. Un récit fantastique influencé par le folklore créole, le vaudou et Aimé Césaire.
C'est le premier album de bande dessinée de Joël Cimarron. Hé bien, il sait tenir son histoire, pourtant échelée et remplie de symboles, de crabes géants et d'esprit, comme un conteur expérimenté. Et il y a des scènes réellement impressionnantes qui frappent l'esprit. Un album au charme singulier et dépaysant - d'autant plus si, comme moi, vous n'êtes pas familier avec les légendes qui l'ont en partie inspiré. Ci-dessous, un film d'animation de neuf minutes réalisé en 2007, dont Le Couteau-Chien constitue le prolongement. Cela vous donnera un avant-goût sans non plus trop déflorer....
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